Le Mégavino nouveau est arrive les 11, 12 et 13 octobre à Bruxelles

Mégavino avait pris un solide coup de vieux ces dernières années. Repris en main par la société conceptum depuis 3 ans, le salon devrait dévoiler une série de nouveautés pour l’édition 2019. Nous y serons pour animer une série d’ateliers et espérons croiser quelques visages familiers et souriants. En attendant, voici les nouveautés annoncées en quelques mots…

Un salon pour le grand public

Mégavino est avant tout un salon destiné aux consommateurs avertis ou débutants, passionnés ou simplement curieux. On y vient donc pour passer un bon moment seul, en amoureux, en famille ou entre amis. Vous n’êtes pas professionnel ? Tant mieux, ce salon est pour vous !

Le grand retour des vignerons

Les vignerons sont de retour à Mégavino, avec une forte présence française avec une délégation de 40 vignerons indépendants, mais également des représentants des vignobles d’Italie, du Portugal, de Roumanie, de Bulgarie et de Belgique, évidemment. Les hommes et les femmes qui font le vin seront donc présents pour partager leur passion et le fruit de leur travail avec les consommateurs belges dont la bonne réputation n’est plus à faire.

La vente de vin sur le salon

Rencontrer le vigneron, déguster, échanger, avoir un coup de cœur et ne pas pouvoir acheter le vin, quelle frustration ! Ce temps est révolu. Durant votre visite, achetez vos vins en direct auprès des vignerons. Avant de quitter les lieux, passez à la zone d’enlèvement, on y prépare votre commande pendant que vous allez chercher votre véhicule et on vous aide à charger vos précieux flacons quelques minutes plus tard.

Les ateliers et animations

Un espace dédié aux animations et ateliers ludiques sur le thème du vin. Vous pourrez y assister à de courtes dégustations animées par différentes personnalités du monde du vin et de la gastronomie, mais également tester vos connaissances lors d’ateliers de dégustation à l’aveugle, d’assemblage ou d’accords mets et vin. Ne manquez pas cette opportunité d’échanger avec Eric Boschman, Vicky Corbeels, Pascal Jassogne ou Marc Roisin dans une ambiance décontractée.

La Sélection Vinogusto

La dégustation de vins sera évidemment la principale activité, avec des milliers de références à découvrir, et le risque de s’y perdre un peu aussi. Il est donc recommandé de planifier sa visite par région ou par type de vin, ou encore sur base de la Sélection Vinogusto effectuée par un comité de dégustation piloté par Eric Boschman et Marc Roisin.

Les Vents d’Anges à Nil-Saint-Vincent

Je passais tous les jours devant.

Sur la N4, vers Gembloux, entre les champs de grande culture, pas un endroit de rêve, mais, du coin de l’œil, rapidement, qui s’échappe avec la vitesse, un caviste, une grande bâche ocre en guise d’enseigne. Les cavistes, même au milieu de nulle part, ça m’attire, y a rien à faire.

« Les Vents d’Anges, des vins comme on les aime. » Bon, OK, le jeu de mots, le slogan, c’est un peu kitsch, ça m’a fait sourire. Je me suis demandé s’ils aimaient les mêmes vins que moi.

Je passe devant, encore et encore. Et puis je m’arrête. J’entre, je zieute les bouteilles.

Un bonhomme, la cinquantaine, derrière le comptoir.

« On est spécialisés dans la Bourgogne et la Loire ». Je vois, crois-moi, et c’est du sérieux. Je me demande comment c’est possible, toutes ces bouteilles, cette sélection intrigante, pointue, très pointue, ici, sur la N4. Ni Corbais ni Gembloux ne vous méritent, les Vents d’Anges.

C’est dingue, ici. Pas une fausse note. Comme une sonate, quoi, mozartienne, délicate, fouillée,  peut-être un peu compliquée pour le béotien, qui dévoile ses notes en surprise, en embuscade, toujours inattendues. Et, si tu t’y poses, si tu apprends, si tu prends le temps, tu finis par virer mystique. Parce qu’ici, la Bourgogne, la Loire, c’est religieux. Sacré, en tous cas, c’est évident.

Et le chef d’orchestre, derrière son pupitre : « Je peux vous aider ? »

Bien sûr. Comment je fais, moi, parmi tous ces premiers, parmi tous ces grands crus ?

J’ai donc rencontré Rachid Agag, ex-trader repenti, dévoué au pinard comme j’en ai peu connu, un fou, un millimétré du terroir, de la note aromatique, un furieux de l’histoire viticole, acquis à Bordeaux, d’abord, puis à l’orfèvrerie, aux Côtes de Nuits, d’Or et de Beaune, aux méandres sauvages du grand fleuve Loire.

Il a commencé à causer, et je n’ai plus cessé d’écouter, juré. Il aime transmettre et ça tombe bien, la partition est complexe et je veux qu’on me l’explique.

Il m’a invité à sa table. J’ai bu, j’ai bu, et je me suis nourri. J’ai ajouté des volumes à mon encyclopédie mentale.

J’ai rencontré ‘Thur, le guitariste, et ce cher François à l’œil qui frise, ses associés. Ces gars-là ne pensent qu’à ça. J’ai compris, tu trouves leurs bouteilles dans tous les meilleurs restaus, tu sais, ce n’est pas un hasard. Ils ne vendent pas de vin, ils vendent des œuvres d’art. Alors, quoi, ce ne sont pas des représentants de commerce, ce sont des marchands de beauté et quand tu accroches tes étoiles à l’entrée d’un restaurant, tu ne vas pas servir de la piquette aux chalands.

Mais leur monde n’est pas réservé aux élites, hein, ne comprends pas de travers. Non, le crédo, c’est le plaisir, parce que ces mecs sont d’abord d’heureux vivants, des Pantagruels.

Sur la N4, vers Nil-Saint-Vincent, au lieu de filer, arrête-toi, dis-leur que tu viens de ma part, jette un œil, tape la causette avec l’un des trois. Tu verras, après, tu sauras ce que tu bois.

Les Vents d’Anges
49/1, Chaussée de Namur (N4)
1457 Nil Saint Vincent
Site web : Lesventsdanges.be

Les vins italiens dégustés le 21 février aux halles à Wavre

1 – Riva dei Frati | Prosecco
Les Halles – 12,30 euros
Un prosecco juste comme il faut, joyeux, sans prétention, pas trop sucré, et qui remplit parfaitement son rôle d’ouvreur de papilles en grand.

2 – Cantina Sant’Agata 2015 | Gavi
Les Halles – 10,90 euros
Ah, les blancs du Piémont, oubliés parfois sur l’autel des grands rouges ! Mais celui-ci est vachement sympa, friand et fruité, et sera idéal sur les antipasti !

3 –Winkl Sauvignon 2017 | Alto Adige
Les Halles – 20,80 euros
L’Alto-Adige, la patrie des grands blancs italiens ! Celui-ci ne fait pas exception, c’est un classique de la région, 100% sauvignon, et ça se sent. Aromatique en diable, avec une très belle matière présente mais digeste, le vin reste bien droit et laisse paraître la qualité du terroir sous l’impétuosité du cépage. Sur des asperges, c’est parfait.

4 – Fiorentini Lanciola 2015 | Chianti Colli
Les Halles – 14,00 euros
Et en voilà une excellente surprise ! Formidable rapport qualité-prix pour ce sangiovese soyeux, délicat et gourmand en même temps. Foncez !

5 – Poggio Salvi 2013 | Vino Nobile
Les Halles – 18,40 euros
LE vino nobile classique, classieux, intemporel. Là, le sangiovese se fait un brin plus austère, il se destine à traverser le temps.

6 –Pio Cesare 2015 | Barbera d’Alba
Les Halles – 18,70 euros
Grande maison du Piémont, et la barbera, séduisante en diable, complexe et raffinée. Italienne, quoi !

7 –Eraldo Viberti 2016 | Langhe
Les Halles – 28,50 euros
Le grand nebbiolo de la soirée, magnifique. Vaut pas mal de barolos moins bien nés. Quel vin ! Subtil, intense, profond, et déjà prêt à boire. Elle est pas belle, la vie ?

8 – Sartori 2014 | Amarone
Les Halles – 29,70 euros
Le roi des vins, la puissance, la force dans un gant de velours. Il vous faudra bien un gibier en sauce pour le dompter, celui-là !

Les Halles à Wavre

Wavre, sa Dyle, sa place Bosch, ses chaussées…

Jusque-là, rien de follement enthousiasmant, à vrai dire, même si la ville a ses attraits.

Mais si vous poussez le vice jusqu’à vous aventurer vers la Gastuche, dans les « faubourgs », et que vous vous perdez entre un magasin de bricolage et un concessionnaire automobile, vous aurez sans doute la chance de tomber sur… les Halles ! Et là, pour vous, l’amateur de bonne chère, de bonne boutanche, c’est à peu près le paradis. C’est que la famille Coenen, propriétaire des lieux, n’est pas la dernière quand on évoque les plaisirs de la table. On sent chez eux un véritable amour du produit et une volonté de bien faire. Ils sont dans le vin et la restauration depuis des lustres (la Péniche, le Noï-Comptoir du Ry, le Schievelavabo, c’est eux aussi), mais n’ont pas perdu leur enthousiasme.

Résultat : un même toit, une seule vocation (la qualité), plusieurs métiers.

D’abord, le caviste, géré depuis quatre ans maintenant par le fils, Ben. Des importations de partout en France, d’excellents domaines (500 références tout de même) et une gamme enrichie récemment de pléthore de flacons italiens, on vous en parle tout de suite. Il y a le choix, et c’est du très bon.

Ensuite, le resto, bistronomique, le mot n’est pas usurpé. On y dévore joyeusement des plats canailles (le lunch est immanquable), mais raffinés quand même, hein, on ne va pas vous étouffer ici. Et surtout pas avec l’addition : pour les amateurs de pinard, le droit de bouchon pour les trésors glanés à côté est d’un dérisoire 12€. L’occasion de se boire une très bonne bouteille sans s’exploser le portefeuille.

Et l’exercice est reproductible à côté ; si vous passez les portes du caviste et du resto, vous trouverez une très sympatoche table d’hôte et une cuisine ouverte où officie Giuseppe qui vous régalera de sa pasta et de ses antipasti. Sans rire, les meilleures pâtes du coin. La sélection de crus d’Italie est vaste et bien sentie, il y a encore une fois de quoi se régaler.

Pour finir, vous ne repartirez pas les mains vides : Pierre, le père, et Caroline, la fille, se sont mis dans la tête de finaliser comme il se doit le concept de « halles », en installant dans un immense espace (ex-Italia Autentica) un comptoir de fromager, un traiteur, des fruits et des légumes (du coin), et une jolie gamme d’épicerie, d’Italie bien sûr, mais aussi de France, de Belgique etc. Il se tramerait même en coulisse une idée de poissonnerie…

Voilà, vous avez compris ?

Vous avez faim ? Vous avez soif ? Tout se trouve là, à la Gastuche !

https://les-halles.be/

509, chaussée de Louvain

1300 Wavre

Nos dégustations à Wavre et à Bruxelles

Bonne nouvelle ! L’agenda des dégustations est mis à jour et il y a en aura pour Bruxelles et pour Wavre dès le mois de février.

A Wavre, les soirées de dégustation de vin auront lieu aux Halles :
– 21/2 | Dégustation de vins du Nord de l’Italie
– 21/3 | Dégustation de vins du Rhône
– 25/4 | Dégustation de vins de Bordeaux
– 16/5 | Dégustation de vins du Sud de l’Italie

A Ixelles, les soirées de dégustation de vin auront lieu au Chemin des Vignes :
– 20/3 | Dégustation de vins d’Italie
– 24/4 | Dégustation de vins du Languedoc
– 15/5 | Dégustation de vins de Bordeaux
– 19/6 | Dégustation de vins de Loire

 

Quelques bonnes adresses à Bordeaux

Halvenhalf ayant récemment effectué avec les joyeux cavistes de Rob-Cellar un petit voyage aviné et gourmand du côté de Bordeaux, il eût été dommage de s’abstenir de vous refiler l’un ou l’autre commentaire sur les lieux que nous fréquentâmes. L’intro, légère, aérienne, est destinée à bien vous faire intégrer la haute teneur calorique du city trip : peu de salade, peu de thé vert, nous avons tenu notre rang de ripailleurs.

Bref, voici :

LES RESTAURANTS

La Tupina
L’antre, ou l’âtre plutôt, de la cuisine bordelaise. Comme nous le faisait remarquer un Bordelais pur jus : « Je n’y vais jamais, c’est exactement la cuisine que faisait ma grand-mère. » Eh oui, la Tupina se retrouve dans tous les guides de voyage nippons, c’est un monument que l’on visite, mais on n’en ressort pas frustré : tu veux de la lamproie, en voilà ! Du magret ? et olé ! De la côte à l’os ? Sur la braise, dans la gigantesque cheminée qui domine l’entrée du restau. C’est Gargantua, par ici. Tout fait envie, et l’on sait qu’on n’en ressortira pas indemne. Pour ma part, j’ai attaqué une aile d’oie confite et pommes de terre à la sarladaise, rien que pour l’intitulé qui fleurait bon la décadence. Pas déçu, la chose fut conforme à sa promesse. L’un de mes camarades s’est enquillé une macaronade d’hiver, c’est-à-dire agrémentée de truffe et de ris de veau. Régressive en diable, sa cocotte de macaronis crémés faisait saliver à six mètres. C’est là-bas aussi qu’on trouve encore les fameuses sanguettes, sorte de crêpes au sang de cochon et de canard. Miam. Le tout frais caviste en chef de chez Rob, Julien Depaepe, s’est modestement contenté d’un poulet rôti avec farce et croûtons accompagné de frites cuites dans la graisse d’oie, se disant qu’il allait manger « léger ». Il n’en fut rien, bien entendu, mais il s’est régalé tout pareil. Nous avons fini par un merveilleux cannelé et sa glace (au cannelé aussi). Pas subtil, le cannelé, mais ce n’était pas ce qu’on lui demandait. Il fut évocateur d’un certain confort, celui des fins de banquets, où, la panse chargée, les convives se mettent à somnoler, repus, et rêvent d’enfance et de choses rassurantes.
Pour la carte des vins, ce n’était hélas pas Byzance, les flacons se payaient à prix d’or et ne reflétaient pas la plus grande finesse ni modernité : quelques bordeaux classiques, de Blaye jusqu’au Médoc, peu de vins d’ailleurs, et tout ça manquait un peu de recherche. Nous nous sommes enfilé un madiran de chez Brumont, le Bouscassé Vieilles Vignes 2009, qui ne faisait pas exactement dans la dentelle. Je pense que la Tupina se sert des surplus comme de plâtras pour rafistoler les fissures de cette excellente et vénérable institution bordelaise.
Web :  www.latupina.com

Echo – Cave à manger
Très chouette petite adresse où nous déjeunâmes dès notre arrivée à Bordeaux. Elle nous fut recommandée par Valeer Verlinden de « Our Daily Bottle ». Bons petits plats canailles un peu travaillés, dans un esprit de fraîcheur, de « fait maison » locavore et d’influences un brin exotiques. La salade qui accompagnait nos burgers d’effiloché d’agneau était mémorable, c’est dire comme, parfois, il suffit de peu pour faire plaisir. Les ribs caramélisés à souhait, excellents aussi. Chez Echo, on a aussi partagé des tapas, le mot est galvaudé, mais soit : de petites portions servies dans de petites assiettes ou de petits bols. A noter, les gnocchis de la casa, formidables.
Pour les pinards, ce fut une autre paire de manches, le lieu, très dans la « vibe », ne sert fièrement que du nature. 4 ou 5 bouteilles ouvertes pour un service au verre, c’est chouette, surtout quand on nous propose gentiment de nous les faire goûter pour affirmer notre choix. Quelques grimaces plus tard, les cavistes et moi-même avons opté pour un côtes du rhône de chez Chaume Arnaud si mes souvenirs sont exacts, à la carte et qui, lui, n’était ni oxydé ni dominé par l’acidité volatile.
Bref, Echo, c’est bon, et encore plus si on aime le « nature ».
Facebook : Echo Cave à Manger

Bistrot chez Mémé à Saint-Julien
L’adresse est réputée et son nom lui va bien. Nous sommes mardi, à midi, et la double salle est blindée, des gens du cru, châtelains à chevelure mi-longue gominée-ondulée, ouvriers viticoles, techniciens d’EDF, belges en goguette, c’est hétéroclite et ça inspire confiance.
Dans l’assiette, rien de bien compliqué, poulet rôti, entrecôte, mais de bonne qualité.
Les vins se déclinent sur l’ardoise, un peu de tout, 100% local quand-même, du bordeaux sup’ au grand cru classé, à prix raisonnables. Le plus : quelques millésimes prêts à boire, 2007, 2008, dans ces eaux-là, ça fait toujours plaisir.
Le patron est sympa et très efficace, et l’on y boit bien, que demande le peuple ?
Facebook : Bistro Chez Mémé

LES BARS A VINS

Vins Urbains 
Ca, c’est le bar des copains, là où nous traînent les vignerons. Faut dire que, si l’on n’y va pas pour l’assiette (honnête mais rien de bien extraordinaire), on s’y rue pour la carte des vins, l’une des plus belles de Bordeaux. Elle offre des bouteilles de partout, les prix sont contenus et les références parfois introuvables ailleurs. Le patron, Janek, est un vrai dingue de jus de la treille, et ça se sent dans les moindres recoins de son interminable liste. Impossible à détailler, ici, tout y est, de Trévallon à Rayas, d’Henri Bonnaud à Gangloff, de Chave à Raveneau, de Ganevat à Dujac, de Burgaud au Clos Rougeard.
Nous en sommes ressortis très tard et très heureux.
Site Web : www.vinsurbains.fr

Le Flacon Saint-Michel
La bonne pioche, débusquée au hasard des pérégrinations. L’apéro y fut anthologique, arrosé de tavel de l’Anglore du cher Eric Pfifferling. Que dire, pas trois mille références, mais que de l’excellent encore, orienté bio-biody-nature. L’Anglore donc, mais aussi Ganevat, Lapierre, et cent autres, pas très chers, c’est une manne presque céleste. Quelques assiettes de grignotage indispensables désormais en France si l’on veut s’arsouiller gentiment.
Facebook : Le Flancon Saint-Michel

LE CAVISTE

Quvée
Décentré, Quvée l’est à plus d’un titre : si vous voulez des vins étrangers, j’entends « hors France », c’est ici que ça se passe. On y trouve notamment les vins allemands de chez Dönnhoff, absolument délicieux. Et la cave se situe en dehors des quartiers animés du centre-ville.
Site Web : www.quvee.fr

Les vins dégustés le lundi 3 décembre – vins d’Espagne

Pour notre dernière dégustation de l’année organisée au restaurant Le Transvaal à Auderghem, nous avons mis le cap sur le vignoble espagnol dont Jérémie Claes nous avait sélectionné quelques pépites. Voici les vins dégustés et accompagnés de quelques tapas à la belge préparées par Marc Roisin avec tout l’amour du monde …

1 -La Escapada Brut | Cava
14/20 – Une petite bubulle sans prétention, fraîche et aromatique, avec juste ce qu’il faut de finesse pour se laisser porter, insouciant, vers les doux rivages de l’ivresse.
Rob The Cellar – 9,40 euros

2 – Javier Sanz Verdejo 2017 | Rueda
14/20 – Ce n’est pas la saison, mais voilà bien le vin parfait pour une salade de tomate aillée ou une bonne bruschetta. Ou si un anchois esseulé se présente à l’apéro, ce rueda l’accompagnera avec plaisir.
Rob The Cellar – 13,95 euros

3 – The Cup and Rings Albariño 2013 | Rias Baixas
15/20 – L’Ecossais Volant, Norrel Robertson, a encore frappé ! Il s’est délocalisé vers le nord-ouest de l’Espagne, en Galice, pour produire ce délicieux blanc tout en rondeur et en fraîcheur. Parfait sur des fruits de mer. Ca tombe bien, les vignes jouxtent l’océan.
Rob The Cellar – 13,50 euros

4 – El Primer Beso 2006 – Ribera del Duero
15/20 – Du vin ? Non ! Du jus de fraise. Pur régal de fruit frais, le Primer Beso porte bien son nom et ravivera en vous l’émotion d’un premier baiser échangé sous la tonnelle.
Rob The Cellar – 12,25 euros

5 – Salbide 2015 | Rioja
15/20 – Rioja ultra typique, rond, chaleureux, un peu boisé mais pas lourdingue, c’est le vin idéal pour satisfaire le beau-père qui n’y connaît rien mais sait quand-même reconnaître un bon vin !
Rob The Cellar – 11,15 euros

6 – El Casot 2014 | Priorat
16/20 – Attention, vin d’esthète ! Les trois vignerons plus ou moins français Laurent Combier, Jean-Michel Gérin et Peter Fischer se sont entichés d’un coin de paradis infernal (si si) en Priorat. On est loin des vins surcuits ou des infusions de planche, le vin est délicat et croquant. Bourguignon, dirons-nous.
Rob The Cellar – 28,00 euros

7 – Petalos 2015 | Bierzo
17/20 – La Mencia, cépage ô combien passionnant, compose cette légende du Nord de l’Espagne, élaborée par Rafael Palacios, l’un des porte-drapeaux de la biodynamie ibérique. Bref, c’est vachement bon, plein, charnu, séducteur en diable.
Rob The Cellar – 21,65 euros

8 – Pintia 2012 | Toro
18/20 – Issu de l’écurie Vega Sicilia, Pintia est l’un de nos vins préférés, intense, complexe, interminable et envoûtant. Un pinard de sorcier, comme peuvent l’être certains brunellos ou certains châteauneufs. 
Rob The Cellar – 55,00 euros

 

 

 

Les vins dégustés le samedi 24 novembre | Olivier Cazenave & Julien Ditté

Pour notre premier dîner vigneron, nous avons accuueilli Olivier Cazenave du Château de Bel connu pour ses différentes initiatives toujours plus respectueuses de la nature en appellations Bordeaux, Bordeaux Supérieur, Pomerol, Saint-Emilion Grand Cru, … et son comparse Julien Ditté avec qui il signe les cuvées Amistat produites sur une petite propriété située dans les cotes catalanes françaises.

1 -Echappée Bel
15/20 – Muscadelle en majorité, sauvignons sur-mûris, à l’aveugle, nous mettons tout le monde au défi de trouver Bordeaux dans l’Echappée ! Si vous avez une bonne blanquette, allez-y, ça va être délicieux.
Rob The Cellar – 8,50 euros

2 – Amistat Blanc | Vin de France
17/20 – Grand blanc de gastronomie, puissant, complexe, c’est une basilique, ce vin ! Et l’on s’y recueille, en remerciant Jésus ou qui on veut de nous offrir ce moment-là.
Rob The Cellar – 22,70 euros

3 – Veille des Landes 2015 | Montagne-Saint-Emilion
18/20 – Bordeaux ? Oui, mais à la bourguignonne. Mais c’est de la provocation ! Non, c’est juste délicieux, digeste, délicat et gourmand.
Rob The Cellar – 22,95 euros

4 – Château Les Hautes Graves Achille 2015 | Montagne-Saint-Emilion
16/20 – Achille est puissant, Achille est racé, Achille est de haute naissance. Moitié merlot, moitié cabernet franc. Halvenhalf. Quel grand pinard ! Et celui-là, nous l’oublierions une dizaine d’année en cave, histoire qu’il devienne légendaire.
Rob The Cellar – 17,50 euros

5 – Clos du Canton des Ormeaux 2013| Pomerol
17/20 – Pouah ! 2013 ! Mauvais millésime. Oui, mais non. Pas chez Cazenave. De loin le meilleur de l’année, c’est un magnifique pomerol, fin, profilé, subtil et enchanteur. Parfait sur des cailles, des chapons, les bons machins à plumes, quoi.
Rob The Cellar – 39,90 euros

6 – Amistat Rouge | Vin de France
18/20 – Amistat, mon ami. Grenache d’anthologie, le vin n’a peur de rien, il sera grandiose sur vos gibiers à poils, ou toute bestiole accorte de bonne qualité et de caractère.
Rob The Cellar – 22,70 euros

7 – Château de Bel Rouge 2015 | Bordeaux
16/20 – Vous en connaissez beaucoup, d’aussi bons « petits » bordeaux, vous ? Et bien moi, non. On nage clairement au-dessus de la mêlée, et le château de Bel ne craindra pas une bonne pièce du boucher, même si elle est maturée.
Rob The Cellar – 9,50 euros

Les vignerons présents :

Vins Olivier Cazenave
www.chateaudebel.com
E-mail : contact@chateaudebel.com
Tel : +33 (0)5.24.24.69.96
Facebook : www.facebook.com/chateaudebel

Amistat – Julien Ditté
www.amistat.news
E-mail : julien.ditte@amistat.news
Tel : +33 (0)6.16 82.22.04
Facebook : www.facebook.com/vin.amistat

Les vins dégustés le lundi 5 novembre – vins de Bordeaux

Lors de notre soirée du 5 novembre organisée au Restaurant Le Transvaal, nous avons dégusté une sélection de vins de Bordeaux qui illustrent parfaitement la diversité proposée par la région.

1 -Le Crémant de Turcaud Brut | Crémant de Bordeaux
15/20 – Voilà bien un crémant sympa, pas prise de tête, parfait à l’apéro.  La bulle est trrrèèès fine, le vin très élégant, c’est voulu, le vigneron est un esthète. Bref, on n’est pas dans le bourrin, on s’amuse avec classe et légèreté.
Rob The Cellar – 13,95 euros

2 – Château Courrèges Cap de Fer Blanc 2016 | Bordeaux Blanc
15/20 – S’il vous faut un blanc pour vos homards festifs, sans vous ruiner, vous tenez votre homme ! Une grosse majorité de sémillon apporte la rondeur, la structure et la complexité nécessaires et un léger passage en fût rend le vin vin plaisant pour joli-papa et jolie-maman. Ce qui ne gâche rien, Courrèges est un vrai pinard d’artisan, de vigneron. En résumé : le blanc gagnant pour les réveillons.
Rob The Cellar – 12,90 euros

3 – Château Peybonhomme-Les-Tours – Le Blanc Bonhomme 2017 | Blaye Côtes de Bordeaux
16/20 – Peybonhomme-Les-Tours, valeureux pionnier du bio et de la biodynamie dans le bordelais, mérite notre respect rien que pour cette raison. Après, la forme bourguignonne de la bouteille donne le ton : ce blanc est atypique, très fin, vif et frais, et ressemble plus à un bon sancerre qu’à un bordeaux institutionnel. Foncez, quoi ! Et sur les huîtres, c’est un régal. 
Ourdailybottle.com – 18,10 euros

4 – La Cuvée Bistrot de Puy Arnaud 2016
14/20 – Le vénérable Thierry Valette fut, lui aussi, l’un des premiers courageux à penser qu’un terroir, ça se mérite et qu’il ne s’agissait donc pas de l’arroser de cochonneries chimiques et multiples. Son domaine, Clos Puy Arnaud est l’un des grands bordeaux alternatifs, assez merveilleux à vrai dire. Et sa cuvée Bistrot en est un petit frère à picoler à la régalade, pur fruit et pur plaisir. Pas de bois, pas de maquillage, juste un vin souple et joyeux, pour accompagner une blanquette, un sauciflard ou des rillettes.
Rob The Cellar – 15,95 euros

5 – Divinus de Château Bonnet 2009 | Bordeaux Supérieur
17/20 – La classe intersidérale pour ce bordeaux vraiment supérieur, issu des meilleurs parcelles du Château Bonnet, et produit uniquement dans les meilleurs millésimes. Le 2009 est donc anthologique, d’une élégance folle et d’une tenue incroyable. Bref, à l’aveugle, on part sur les meilleurs saint-émilions, et vous aurez l’occasion d’épater vos convives en leur faisant déguster ce bâtard qui se prend pour un roi ! 
Vignobles André Lurton – environ 20 euros

6 – Château Barbe Blanche 2015 | Lussac-Saint-Emilion
17/20 – Barbe Blanche est un vin vénérable, ça tombe sous le sens. Blague à part, c’est un vrai coup de coeur : le vin est profond, sa matière est superbe, il est long comme un jour sans câlin. Pour peu qu’une bonne entrecôte délicatement maturée vous tombe sur la poêle, vous tenez un accord majeur et franc comme les 20% de cabernets qui apportent du caractère aux 80% de merlots rassurants et diablement séducteurs. 
Vignobles André Lurton – environ 15 euros

7 – Lacoste Borie 2015 | Pauillac
18/20 – L’une des meilleures secondes étiquettes, le 2ème de Grand-Puy Lacoste est une merveille, toujours excellente, quel que soit le millésime. Alors, sur 2015, on atteint des sommets. Le pauillac parfait, qui se boit déjà très bien, et qui n’attend plus qu’un petit agneau ou une belle pièce de boeuf pour convoler en justes noces.
Rob The Cellar – 35,90 euros

8 – Château Pontet-Canet 2003 | Pauillac
19/20 – Pontet-Canet touche la perfection, il est aussi bon que les 1ers Grands Crus Classés. Aujourd’hui en biodynamie, le château a, à l’époque, réussi un excellent 2003 là où beaucoup se sont cassés les dents sur la canicule. Le vin est donc frais (fallait le faire !), élégant, interminable en bouche et, surtout, inimitable : il a une personnalité qui n’appartient qu’à lui et qui est la marque des grands vins plus encore que des grandes appellations. Difficile de vous conseiller de l’acheter : il est désormais introuvable, et, si vous en voulez vraiment, il va falloir soudoyer Marc, les bouteilles viennent de sa cave et il est généralement intraitable ! 
Idealwine – Environ 100 euros

Bonus : Château Les Hautes Graves 2014 | Montagne-Saint-Emilion
16/20 – Olivier Cazenave nous fait l’insigne honneur de nous rendre visite au Transvaal le 24 novembre et nous avons vraiment de la chance : le bonhomme est irrésistiblement sympathique et ses vins sont géniaux. Un hectare par-ci, un demi-hectare par-là, on peut dire qu’Olivier pratique une viticulture artisanale, très pointue et intuitive. On est loin des vins standardisés ou des propriétés luxu-industielles. Il suffit de goûter les Hautes Graves, par exemple, un 100% merlot plein et charmeur : la structure tannique est fine mais présente, le fruit est intense, mais les épices ne sont pas en reste non plus. Pour faire court, le vin est avenant, personnel et complexe à la fois, et ça, ce n’est pas à la portée du premier vigneron venu !
Rob The Cellar – 14,45 euros

Les vins dégustés le lundi 1 octobre – vins du Rhône

Vous avez raté notre dégustation de vins du Rhône ou vous avez trop bien rangé vos notes et ne vous rappelez plus le nom de l’un des vins, voici un petit aide-mémoire avec les vins dans l’ordre de la dégustation.

Les vins blancs

M. Chapoutier La Ciboise 2016 – Luberon
14/20 – Franc et très expressif, le petit blanc de Chapoutier est parfait d’équilibre et se boit tout seul (gare aux excès !). Excellent rapport qualité-prix.
Rob The Cellar – 8,85 euros

Domaine Santa Duc Les Grandes Calcaires 2017 – Côtes du Rhône
15/20 – Fin et délicat, le vin est à l’opposé des blancs sudistes et parfois un peu lourdingues. Il sera parfait à l’apéro ou avec un poisson grillé, par exemple.
Rob The Cellar – 8,50 euros

François Villard Les Contours de Deponcins Viognier 2016 – Vin de France
17/20 – Issu de jeunes vignes sur les contours de l’appellation Condrieu, le délicieux viognier de Villard n’en fait pas trop, il sait rester subtil et raffiné, et est pourtant immensément agréable et gourmand. A essayer avec de la cuisine asiatique ou des asperges, entre autres.
Rob The Cellar – 24,15 euros

Les vins rouges

Domaine Santa Duc Les Plans 2014 – Vin de Pays de Vaucluse
14/20 – Un vin polyvalent, sur des terroirs de Gigondas mais avec quelques cépages invités comme Merlot et le Cabernet en plus des traditionnels Grenache et Syrah pour un résultat fruité, rond et bien structuré néanmoins.
Rob The Cellar – 6,60 euros

Le P’tit Martin de l’Oratoire Saint-Martin 2017 – Côtes du Rhône
15/20 – Une cuvée étiquetée spécialement pour Rob sur ce millésime. C’est un rouge éclatant de fruit, très rond et charmeur. Une bombe de plaisir ! En biodynamie.
Rob The Cellar – 10,50 euros

Domaine les Ondines 2016 – Vacqueyras
15/20 – Coup de cœur absolu pour un des meilleurs vins de l’appellation. En bio, Jérémy Onde fait un boulot formidable de précision et de complexité, en n’oubliant pas le plaisir ! Du spaghetti bolo à l’entrecôte maturée, il s’avère tout-terrain, et c’est parfait comme ça.
Rob The Cellar – 14,95 euros

J.L. Chave Sélection Silène 2015 – Crozes-Hermitage
16/20 – Version négoce du travail de Jean-Louis Chave, ce crozes offre un aperçu du talent du Pape d’Hermitage. Un peu giboyeuse, sur des notes d’épices et de fruits noirs, la syrah classieuse de Chave offre un vin idéal pour les gibiers de fêtes.
Rob The Cellar – 20,60 euros

Domaine Mas Saint-Louis 2014 – Châteauneuf-du-Pape
17/20 – Découverte et coup de coeur, encore, pour ce châteauneuf  atypique, un peu bourguignon, qui ne restera pas inconnu bien longtemps. Terrible avec les gibiers à plumes ou les bonnes volailles festives.
Rob The Cellar – 27,75 euros

Domaine de Montirius Condifentiel 2007 – Gigondas
18/20 – Dense, complexe, très long en bouche, ce vin est une cathédrale qu’il convient de visiter, et revisiter encore, puisqu’il a tendance à rendre un peu mystique. Accompagnez-le d’un agneau pascal ou d’un lièvre à la royale, et vous aurez la sainte trinité.
Vinarium, Enclave Vinothèque – environ 40 euros